Essaouira’s Street Food – Discovering

Le brouhaha du festival d’essaouira nous accueille, vendredi à minuit pour un week end bien short. Essaouira, la petite ville sans feux ni klaxons a l’habitude de nous faire vivre et manger au ralenti. Au festival, pas le temps pour un resto. La ville s’enflamme, la street food est cotée en bourse. Il serait dommage de ne pas en profiter. D’ailleurs, elle nous livrera des petites perles à manger méconnues de mon jargon. Voici en vrac, ce qu’on a pu faire durant le week end :

1/ Acheter des gâteaux atypiques de la pâtisserie Driss et les accompagner du petit déjeuner d’un des cafés de la place principale. Je pense qu’on n’a pas fait le meilleur choix de café car apparemment, derrière la place principale (en face du Taros), un café proposerait tout le nécessaire du petit déjeuner marocain, qu’on cherchait. Rappel nécessaire, Driss est spécialisé dans des pâtisseries traditionnelles à base d’amandes et de cacahuètes. Il a fait des feuilletés à la crème d’amande et des fruits en trompe l’œil  ses best-sellers. Ces derniers sont des préparations à base de pâte d’amande à la texture presque génoisée aromatisées au citron, à la figue, comme on en mangerait trente ans plus tôt, copieux, exempt de toute lourdeur, à 5dhs pièce. Les redécouvrir à la fin de cet article.

2/ Sur la place du côté de la marsa, s’armer de tout son pouvoir de négociation, choisir son poisson dans une des échoppes et le faire cuire sur place. Pour moi ce sera pleins d’oursins (j’en raffole, contrairement à mon ami), du crabe décortiqué, des langoustines fumant le feu de bois et du poisson grillé. Mon estomac en tremble encore (de bonheur je rassure, pas de gastro :D).

3 / S’offrir du nougat, sous toutes les graines et les fruits secs.

4/Boire un café épicé perché devant les scènes de rue; ça compte? @ Café des rêves.

5/ Manger des gâteaux traditionnels qu’on ne soupçonnait pas: 1 commerce sur 20 se démarque des autres (estimation non vérifiée sortant de mon cerveau). Il est là, arborant des vitrines habillées grands plats de gâteaux non identifiés par mon référenciel. Bien que certains me paraissent familiers conceptuellement, la nature, la forme et l’origine non : Je pense avoir fait la meilleure découverte de la ville. On m’apprend qu’il s’agit de boules de pâtes d’amandes  parfumées à de la figue, à la grenade ou à autres fruits  auxquelles on a donné le nom d’ail en arabe, pour leur forme. De quelle région diable vient cette recette ? Apparemment, la famille du vendeur en fait depuis toujours, à Essaouira. Dans la boutique sont également exposés des assiettes de Makrout (assez rare à trouver en général), des cornes de gazelles fourrées aux dattes (la recette est un peu trop forte) et des ghriyba aux noix et à la cannelle entre autres. (A quelques mètres du café des rêves).

6/ Quelque part dans la rue, tirant sa brouette, on tombe sur un vendeur de gâteaux presque gratuits : Churros caramélisés à 1dhs (oui ou 1dhs) impossibles à finir car gorgés de gras, puis une sorte de pâte à base de Sanouj, smida et un concentré d’épices qui claquent très fort dans la bouche. Atypique.

7/ Trouver une vendeuse de cakes maison, en face d’une vendeuse de pizzas et tartes salées maison. En théorie, la vitrine laisse imaginer le genre de cakes que t’offrais la grand-mère de ta copine et où elle passait tout l’après-midi à le préparer. Sauf qu’il s’agit d’un bon petit cake normal, rien d’affolant. Il faut arrêter d’avoir des expectations bizarres.

8/ Une rue après la pâtisserie Driss, il y a un glacier qui fait ses glaces maison à base de produits de saison comme le melon et la pastèque. Comme c’est artisanal et que ces deux fruits sont très riches en eau, le goût est assez timide. On goûte quand même, pour la découverte mais on se rabat sur des parfums classiques plus réussis.

9/ S’arrêter entre deux concerts pour une crêpe sucrée car leurs toppings sont très intéressants : Amlou, banane, pomme, ou figues séchées. Revigorant !

10/ Manger des Takoyaki monnayant 5dhs! Presque anachronique, c’est comme trouver de la chebbakia en islande.  Ce sont des boulettes de pâte cuite en moule avec des morceaux de poulpe. On peut les retrouver ici avec d’autres poissons et crustacés comme du saumon de la crevette, du crabe ou du calamar. L’inconvénient, c’est qu’il faut attendre une bonne quarantaine de minutes pour qu’elles soient prêtes, à moins de tomber sur une « fournée » prête !

11/ Manger un Ka3k, qu’on nous a gracieusement offert en bas de la terrasse du déjeuner. Parce que c’était dimanche, parce que c’était le retour, parce qu’on ne voulait pas partir, on s’est permis notre seul petit resto.

12/ Déjeuner au restaurant les arcades , qui propose de la cuisine tradi marocaine avec quelques suggestions européanisantes: Double entrée pour moi : Langoustine tiède et bisque de crustacés super miam, et pastilla aux légumes double miam.

13/ Dernier verre au Taros, pour se préparer aux 4h de route qui nous séparent de Casablanca, tout en profitant de la vue qu’offre le Taros, avec comme bonus, le scandale d’un rasta man américain pas très sobre agressant toute la rue.

14/ En route pour Casablanca , en espérant y revenir très vite !

>> Parmi les adresses trouvées ou recommandées :

-nous sommes tombées devant la devanture d’un restaurant indien, qu’on aurait souhaité faire si le temps ne nous était pas défavorable.

-Le patio est apparemment un restaurant qui fait de la bonne cuisine méditerranéenne gourmet.

Le caravane art café dont je garde une expérience unique.

– Il mare, pour la vue et les fruits de mer.

-Mon séjour au très beau Sofitel Mogador Golf & Spa avec ma petite escapade en ville.

A la prochaine, Essaouira! 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *