Aperçu gastronomique à Paris – Le Restaurant de L’Hôtel

Il m’a été très difficile de choisir le restaurant gastronomique auquel j’allais confier mon palais.
Après de nombreuses consultations de cartes, c’est au Restaurant de l’hôtel, une étoile, sur Saint Germain des Près  que nous avons vécu ce petit moment culinaire tant convoité, un ami et moi.
Installés dans une ambiance feutrée à fort consonance romantique sur des fauteuils red velvet, nous choisissons le menu en 5 temps avec trois verres.

le-restaurant-1

Entrée, plat de poisson, plat de viande, fromage, et dessert, signés Julien Montbabut. Le choix des recettes tend légèrement vers des pointes fruitées. On joue par ailleurs énormément sur les textures et les couleurs pour offrir une expérience ludique en bouche et aux yeux, car les plats sont de vraies compositions graphiques. Les papilles ne sont pas mises de côté car bien travaillées, les recettes nous régalent et le cerveau est en constante excitation à l’idée reconnaître chaque arôme. Le sommelier est également présent pour  rendre ce repas plus frais qu’il ne l’est déjà.

Après la première mise en bouche qui nous met en appétit grâce aux toasts à la réglisse et aux petites tartelettes, nous nous voyons servir une seconde avec un parfait émincé de lapin surmonté d’une crème à la marjolaine (plante aromatique).

restayrant de lhotel mise en bouche

restaurant de lhotel lapin

Nous n’avons pas envie de toucher à l’entrée qui suit tellement c’est joliment dressé, et une fois goûtée, nous sommes déjà tristes à l’idée de la voir s’écouler. Le tourteau amène la fraîcheur et la texture, la crème à la marjolaine et le guacamole l’onctuosité, les fleurs une note fruitée accompagnée de savora (moutarde aux onze épices et aromates) et crème de yuzu acidulées. Une opaline couronnant l’entrée donne du craquant.

restaurant de lhotel tourteau

La lotte nacrée est parfaitement cuite et se fond avec l’artichaut et le beurre battu à l’oseille. Nous retrouvons des noisettes de la crème de yuzu qui introduisent un peu d’acidité ainsi que des juliennes de jambon de bœuf rendant le plat légèrement plus croquant.

restaurant de lhotel lotte nacrée

On accoste sur terre pour déguster le bœuf de Patagonie. C’est une pièce extrêmement tendre, ici accompagnée de carotte truffée, de moelle, de pâté truffé et arrosé d’un jus bourguignon.

restaurant de lhotel boeuf patagonie

Le saint maure truffé nous annonce que le repas est presque terminé. Nous l’avons dégusté jusqu’au dernier petit craquant avec sa douce confiture de potiron et nous avons fait durer le plaisir avec un petit baba au rhum offert. Nous sommes surtout conquis par toute ces compositions de crèmes, de sauces et de goûts.

restaurant de lhotel saint maure

Le moment du dessert arrive et nous emporte au goût d’épices orientales. Nous sommes toujours dans une recette pensée à faire jouer la langue. Le lit craquant d’épices dévoile des notes délicates d’anis et de cardamome. Sa combinaison avec la griotte exalte un goût fort, adouci par la crème de pistache.

restaurant de lhotel dessert griotte (2)

Nous avons terminé notre repas et pour ne pas le ressentir, quelques guimauves, rochers coco et pâtes de fruits  viennent clore cette échappée.

restaurant de lhotel pate de fruits

L’expérience continue jusqu’à la porte où on m’offre un sachet de meringues au citron vert avant de me remercier.
Sur cette fin de voyage, je me demande quel sera ce restaurant à Casa qui me fera vivre pareille idylle.

Article également disponible sur Womanityworld
Le restaurant de l’hôtel
13 Rue des beaux-Arts, Paris 75006, France
+33 4 44 41 99 00

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